| Dans mes plus
lointains souvenirs d'enfance, le bois était présent
autour de moi avec ses odeurs, ses couleurs et sa chaleur,
autant dans la nature qui entoure mon village que dans l'atelier
de mon père. Je me rends compte aujourd'hui de la chance
que j'ai eu de baigner dans ces atmosphères.
Ensuite la musique est apparue
dans ma vie, chansons traditionnelles et musiques à
danser, mélodies classiques et parfois endiablées.
Des sons, des chants qui en se libérant viennent caresser
l'âme des gens venus l'entendre.
Voilà les deux sphères
de ma vie qui m'ont mené vers la lutherie. À
bien y penser, ce n'est pas moi qui ai choisi la lutherie
mais bien elle qui m'a choisi. J'ai simplement dis oui. Je
suis un de ces intuitif qui sait reconnaître quand il
est à sa place. Je la laisse me guider, cette lutherie,
entre les violons, les altos et les violoncelles et pour tout
vous dire j'adore ça! Quel beau métier!
Je ne connais pas de plus beau
métier que celui qu'on aime.
Martin Héroux |